Post-christique

Les postes changent, les tables tournent, nous regardons la télé et elles sont si attachantes dans des avions ou dans des bus. Reste à savoir ce que donnent les trains. J'ai peut-être laissé passé des signes. Presque tout un alpphabet, tout commence dans l'espace et finit dans le ciel. Des yeux remarquables, des cheveux si sombres et un peu plus libres. Elle donne envie d'aimer mais je ne sais pas si je suis suffisament cruel pour proposer cela.

Le plus dur, c'est de se dire que je vais tout oublier avant la poussière. C'est pour cela que j'écris et que je compose, pour qu'un jour peut-être. Je ne connais aucune rédemption mais elle réveille quelque chose. Nous sommes seuls, les pardons passent comme les bus que l'on ne prends pas car on n'a plus le souffle de courrir. Certes il y a les scooters et les trains. Les titres et les pré-requis, suis-je aussi cruel et vain ?

Redémarer la machine, des années plus tard, appartus lingus, deux blogs et une façade de vie privée, je ne suis pas prêt pour cela, je suis compable par vanité d'avoir rendre mon action moins vaine. Les blessures laisseront des circatrices et mon auto mutilation restera sur ma poitrine. Je crée diversion avec quelques blogs, ici et là, mais quand il s'agit de napalm ou de cobalt, tout se passera ici.

Je suis des consignes. Organisation. Dogmatiques. TDs bien bouclés, sympa. Argent faible et mauvais payeurs. Toujourss 3 jours par semaine avec un déguisement et une façade. Le reste n'est pas encore au stade de la maturation productivitationiste. Autres transports, dents amer, qui croyais-je être ?

Des médicaments qui reviennent plus cher que mon salaire, je renonce à d'autres pulsions limitées. Bob est sur pavement et John dans la cave. Monter des structures, Islam Inc. investira dans la littérature technique. Suis me blame et me mutile moralement et physiquement. Export de disques, rien en chair. Me traduire en justice, avant les neiges, je me sucre de sodium, et je fais le ménage dans mon stock d'éotisme pixelisées. Je suis vain.

J'en viens, j'y retourne, je paye pour une dose un peu chère mais réputée pour ses effets genre double 0. Callumet de la guerre. Double doppler, traces de passages, c'était pourtant très bien parti. La chanson, les paroles, le cadre et les tableaux. Je suis seul et inepte. Un groupe, un diner mais plusieurs maladies. Quelques minutes de pub et la sentence pourrait tomber. Michel ne se manifeste pas vraiment, Omar fait semblant et Shahin est aux commandes. Le sous-marin que les journalistes tutoient, le sénat que je suis chargé de bomber. Ceux qui restent font comme si de rien n'était. Etre millionaire n'apporte que du stalinisme tactique, et des aberrations statistiques.

Tout cela en une journée, tout cela dans un fragment résiduel. Hélium dans le cocktail, longue files d'attente, pas de ticket prioritaire, faschisme majoritaire seulement au second tour, ils avaient gagné sur mon posse avec des votant phantomes. Je suis tombé, le pied sous la main, fracture de dessein, paires d'affaires, rétrocession. Mao. J'ai décidé de renoncer à Joshua pour me concentrer sur la musique. Deux pinguins suffisent.

Si stérile, si vain, j'attendrai encore longtemps la marée. Lui qui conduisait tes cheveaux sages, lui qui avait accès au parc, elle ne m'a rien dit mais je ne me suis pas retourné pour me retrouver pied à pied avec un golgoth de chez goliath. J'ignorais les codes, j'avancais à la lumière des silences pesants aux restaurants japonais. Qui devoir suivre ? Mes proriétaires marquent leur apathie vocalement mais je suiss déjà parti avec mes echo blasters individuels. Le royaume n'a jamais existé.

Je reprends le train de l'angoisse, mes dents sciées pour me faire parler mais je réfute et je m'enfuis. J'étais correct mais cela n'a pas suffit. Je ne trouve pas le groove sur ma MPC. Où étais jesus quand le vent de l'histoire a retourné ma barque ? Parfois je m'imagine vieux puis je réalisé que j'aurais déjà fait une overdose pour tuer mon cancer fumant, fulguration analytique de sens sous chappes de plomb et revers de médailles auxquelles je n'ai droit par engagement privé sans limite de durée ni d'options pour voir les baux en finir avec la luxure superficielle qui atise nos années dans un élan d'affairisme sous cuttané.

Transport vers la station. Je suis un obstacle avec mes réticences aux hurlements des différentes branches. J'ai perdu la face en commission, allant et retournant le problème avec négation. A trop parler, a trop en faire, je verrai s'il y a un signal auquel cas je ferai la grève du zèle. Quelques millions plus tard, des statistiques avec des adresses, j'en prends mon parti et commence à épargner pour financer ma cure de détox ou le rail de mon overdose.

Gangraines dentaires, hallucinations nocturnes, je suis en pilotage automatique. Trop de médicaments. Touché pas mal de matos ces derniers temps. Toujours cette obsession de vider le compte et de solder en retour. Et cette station qui n'arrive pas. Hier soir elle était à tomber parterre mais je n'y étais pas trop. Toujours plus de musique et les dérivés qui vont avec. Je suis passé des étages dans la tour du dub aux abysses. No tuc, no bueno. La montagne du tigre, stratégies ondulatoires, soins ambulatoires, anti-psychotiques et combustions de napalm. Déjà.

Or os, fractures devant un mur des contemplations furtives de la vanité du contexte abrutit de mon essence. J'ai déjà vu cela, je ne sais pas si c'est le serveur ou le client mais je n'arrive à épingler personne. La fusion des couches de napalm enrichi, des heures devant la cuvette, rouge à reprendre, une petite pendaison et ils les paient en explosifs. Je n'ai plus envie de ce cynisme, plus de violence d'état, Michel a raison, ils n'iront pas voir Ossan, ils savent qu'ils perdraient et que nous prennons trop de cailloux dans des pipes pour pouvoir promouvoir des ordres et des commandes.

Dehors, plus envie d'en parler. Je n'irai pas jouer aux hypocrites pour une fois. Choses de raison, choses de l'absence et du vide. J'entends ma propre reverbe, placebo pour tout ce que j'ai refusé, l'empire et le royaume, ces plantations d'herbe et de pavot. Benway indice des médecines frustrantes que je compense par deux ou trois paquets par jour et des cylindres obtus à l'intérieur de tranchées. Nous avions tord et tard nous ne sommes jamais dit ce genre de chose. Ca pue le Yalta sentimental.

Je n'en peux plus, rien ne passe, cracker des murs des frustrations, je sent l'explosion des fusibles un par un, un jetton de moins pour compenser l'absence de toute forme de pornographie. Même le riz ne suffit plus les rentiers du karma. Plus de métal et de moins d'organique. Je sample la texture de mes propos d'antant. Je commence à voir la fond de l'abbysse. je ne ferais plus l'initié. Ils ont brullé Babylone, ils ont rompu nos pactes, nous allons jouer autrement, compter les heures et les jours. Je suis indifférent au bleu du ciel, à l'appel des ours, au sexe de la banquise. Méta-endo-psycho-retro morphine. Je vois les restes de rails partout.

Fusibles et OS. Je vais mettre une telle charge qu'il vas falloir plus d'un cosaque pour nous arrêter. La plage, j'aurais pû voir, mais je n'avais pas envie de voir quand finissait la nuit. Légions de dealers aux coins en asphalte, nous avons conquis l'occident avec nos ruptures sémantiques. Nos schismes valent bien une analyse ou une expertise. Je suis expiré. Je descends au prochain arrêt et si j'ai en ai le courage je tirrerai le signal pour que cela se passe en pleine campagne.

Matin, speed crack et coke, en tartine, sous perfusion. Cette fois encore je ne sais pas qui paye, je ne sais pas quel est le prix mais il est toujours trop tard. Jouet de batard. Pas envie de survivre cette fois, j'ai sacrifié mon personnage pour mon crew. Le mur de la linéarité et de l'analyticité de nos cadres, tout est à jetter et rien de confessable. J'en profite mal, j'investis dans le vide, à faire parler la poudre restée sur les mirroirs, les ciccatrices des matrices, les lueurs des phares, le plomb des wagons et le napalm de nos recours.

Il te comprends parfois avec son fusil, à l'abris de l'orage, celeste infections sur mesure dans son apathie pour les procédures, le charme des lukums et la paye en brousoufs. Pas de désir, pas de reprise de la marche en avant, pas de signal à interpréter, beaucoup plus de murs que prévu. Quitte à aller en prison et à crever d'un cancer contracté, j'ai du mal à gérer mes vanités.

C'est fait exprès. C'est indigeste et injurieux, tout est vrai mais il y a de quoi reprendre à l'envers le menu de plusieurs chemins vers the abbysses de ton antre. Qu'attendre d'un prophète qui pose comme pré-requis l'existence d'un âme. Je frappe au kilo-octet, je ne cherche rien. J'ai déjà trop obtenu. Non, merci, certainement pas. C'est comme une série dont l'audience baisse et dont le contrat des acteurs n'est plus reconduit. Obtenir des signes à explorer, des murs à perçer, des esprits à frapper.

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