

Je porte les péchés de tous mes frères sur mon dos, la misère
du monde qui passe devant mes yeux, la négligeance et la
pitence. J'ai mis un pied au delà de la haine de soi et des
mortification, Johnny Cash est là mais pas vraiment moi. Fondu
en plomb comme ces wagons qui passent lentement devant moi. Je
suis sTéphane, celui qui ne peut pas aimer. Je ne suis suis
même plus le clown HAbeTT, même plus un singe savant sans
socialité, j'incarne le néant à venir.
J'ai posté sur
grouphug.us et
je ne me suis pas senti mieux.
Il y a des fois où cela ne vas pas et je joue des personages
tels que jesus mais pas aujourd'hui. Pas envie de me cacher.
J'ai bien pris mes médicaments mais c'est moi dans le mirroir
et c'est moi quand le téléphone sonne et c'est moi quand le
café refroidi et je n'entends pas l'opéra.
Parfois on ne peut pas tout faire tout seul, un pas de plus
vers le savoir, je vomis ta sous-traitance. Ils commissaires du
parti, Perlpot, Sovereign, Staline, je n'ai pas de nostalgie de
mes amours.
Retour sur terre, je suis plus loin que lunaire. Je n'ai jamais
vraiment aimé. J'ai essayé et j'ai échoué. Ca ne donne pas
envie d'essayer encore. J'ai renoncé au sexe et la nouriture ne
me fait pas plaisir. J'ai des dérivatifs pour tenir le coup
mais cela ne vas pas plus loin.
Thiago et Piotr grandiront seuls, orphelins et nantis de mon
assurance-vie.
Plus loin que la station, plus loin que les étoiles, quand mon
ventre sera réellement vide, quand j'aurais vomis mes
entrailles. Benway a toujours été là pour moi mais cet instant
je suis parti au delà de sa juridiction.
C'est blanc et cela dure éternellement. Il fait froid mais on
est nu. On est seul mais c'est un détail. Je ne rêve plus car
l'ambition est terrestre. C'est la marche en avant. La cabale
n'est que des maths baroques. Le nihilisme me trompe. Je suis
confus. Je ferais mieux de dormir mais il est trop tôt. Vous
avez tous votre revanche sur moi.
J'ai prêché le bien et fait le mal. J'ai prêché un certain
socialisme mais j'ai vécu en bourgeois. Je voulais l'amour mais
mon moteur était la haine. J'étais ton prochain alors que je me
voulais lointain. J'ai cru à Islam Inc. mais j'étais misérable.
J'ai présenté mes excuses mais à force, je n'y croyais plus. A
vouloir moins vivre que les autres, on fini par ne rien
vouloir. A être nihiliste, on fini par se suicider.
Sans sexe ni age, ils marchaient vers le train d'acier. Plus
vite mais toujours les mêmes erreurs, plus de boot. J'ai écrit
pour vous faire perdre du temps et ma trace. Je ne suis plus un
touriste. Je marche sous l'infini au nucléaire. Mon père, mon
frère, mon fils.
Il y avait une échelle en or mais j'ai raté un bareau et je
suis tombé dans le vide. Je suis les cendres qui se déposent
lentement sur les braises d'un feu éteint par l'abandon. Ne
m'écoute pas.
J'étais sur la jetée et j'ai perdu mon regard dans l'infini.
J'étais dans la rue et un instant, j'ai cru que ce décor de
mauvais film allait s'éfondrer. Je n'ai pas osé toucher de la
main les murs. Eux, ils sont encore trop loin. J'ai essayé de
lui expliquer que je ne mangais plus mais j'aurais du lui dire
que j'avais subi une grave défaite face à un démon interne. Je
n'ai pas eu le courage d'en parler. Domage.
Je remplis mon office matériel et intellectuel mais sans aucune
âme et cela me torture. Tout semble si vide en moi alors que je
passe à côté de gens si complexes et pleins d'une généreuse
humanité. J'ai des regrets mais je sent que c'est trop tard
cette fois-ci. Ils sont donc allés au café tous sans moi.
C'est un monolithe blanc d'une taille inifinie.
Quand certains périphériques ne marchent plus, la mission
spaciale est considérée comme perdue; Mais il y l'homme dont on
sait tout puis que l'on abandone à regret face à sa vie. Il
devient une monade, il aimerait être un atome, il questione son
âme mais il n'y a pas d'écho. La seule certitude est la mort et
il en vient à se demander s'il faut attendre. Sans porte ni
fenêtre, qu'espérer du vide sidéral ?
Dr Benway travaille toujours sur ma chimie mais je n'ai pas
trouvé le moyen de lui parler du monolithe blanc. J'ai juste pu
dire, philosophiquement déprimé. L'entretient du bref. Le café
n'a plus de saveur alors que c'était mon dernier plaisir. Les
petites et les grandes choses.
J'étais un nihliste dans le devenir. Maintenant que j'ai vu
l'échelle dorée et que j'ai essayé de la grimper, j'ai
transcendé cette vision que j'avais de moi même. Ce n'était
peut être qu'une tendance qui est devenue une réalitée.
Je suis peut être arrivé à la conclusion du non être, l'ouvrage
de ma vie depuis 1997. Ce pourait être un livre, ce pourait
être un film. J'ai alterné rêveries, journal, blog et autres
divagations telles que le résultat de mes
explorations robotisées. J'étais sous des
alias depuis mon adolescence, de sovereign avec mon premier
ordinateur individuel, un a3000 Acorn, HabeTT, haBEtt, perlpot,
... Aujourd'hui je parle sur HAbeTT.org mais ce n'est plus que
fonctionnel, médiatique. C'est une erreur.
Ma chimie en est au point où l'on retourne la formule dans tous
les sens pour faire entrer un peu de magie dans la
combinatoire. On explore des classes, on suit l'actualité. Je
crois que j'ai besoin d'un bon formatage. J'ai sans doute envie
d'une belle série d'électrochocs. C'est mon fantasme optimiste.
Mon fantasme réaliste est le suicide mais je n'ai pas envie de
faire de la peine à ma famille et ceux qui pensent être près de
moi. Partir au Chili.
Je flotte et saint louis m'appelle. Cellules souches. Un petit
peu de magie. Meilleure chimie.


