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J'aimerai mourrir comme Jivago, auprès d'un train, après
des lignes à perte de vue, simplement, d'un anonymat
fertile comme seuls certains Etats le permettent encore,
quelques temps, je les vois poindre au loin à la
télévision, ils tiennent tout et cela ne donne pas envie
de rester.
Avec Benway, l'autre docteur, je vois des choses magnifiques mais c'est une experience intérieure. Dehors, il y a du mépris et de la haine, et peut-être un peu d'amour caché sous un hangard vide, dans des combes qui mènent au jardin des justes et de ceux qui n'ont pas perdu leur honneur au champ de la paix. Ces mots sont tes armes, ces mensonges tes défences mais nous ne seront rien l'un pour l'autre et pourtant rien ne marche comme nous sont l'un sans l'autre. Les lumières de la ville, l'écho des cris des planettes, par delà le bonheur, le programme est en phase de beta-test depuis trois décénies. Dans l'hombre du doute, tu surnage au soleil. Ces cochons me font beaucoup rire, donc ma religion m'interdit de les manger. Je suis sur le pas de la porte, je dis être politiquement musulman, spirituellement juif et sociallement athée. Je suis seul à l'approche de la jettée, sur la baie, large spectre, sciatique, peur du vide. Les mots des couloirs n'y ont rien, fait, j'ai eut l'impression que cela se passait bien, aimable, humain, modeste et plein de ressources. Attendre, si c'était possible, que la porte s'ouvre. J'arrive en avance et je trouve la porte fermée. Je suis sixième sur la liste complémentaire, ce qui signifie qu'a moins d'une defection de plus de 10%, je suis dehors. Ils ne m'ont pas pris. Je suis passé près mais pas assez. Je vais écouter Amon Tobin pour oublier. Ils m'ont branché sans fil mais cela semblait maintenant dérisoire. A passer entre toutes ces portes, j'ai pris un coup de froid. Les pixels sont partis plus loin que prévu mais comme les mots, je ne tiens pas à en parler en vrai, ailleurs. La lettre est finallement arrivée, je le suis à 80%. Cela doit procurrer des avantages divers. La veille j'apprenais qu'ils n'en prenaient que 4 sur la liste d'attente alors que j'étais 6eme. A 80% près, j'étais dedans et ce n'était plus qu'un lointain souvenir. Maintenant les autorités de régulation me demandent des comptes. Je disparaît, je prends des médicaments et je joue mon point. J'étais au premier rang toutes ces années, il n'en reste pas grand chose. Ne le laisse pas atteindre ton cerveaux, même si ce n'est plus qu'un cervelet. Passé un certain point du futur, tout semblera lié à un instant préçis mais je suis encore trop loin du port. Envie d'arrêter ou de partir. Je suis allé voir décoller des bombardiers pour un autre horizon, je ne serais à l'abri nulle part que je sâche. C'est une décision d'un autre age, des conséquences d'une autre vie, des pêchés d'une autre croyance. Allah wakbar pour les plus optimistes. |