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peut etre le plus bel instant de ma vie: à vélo sur une
piste cyclable faite de blocs de béton les uns après les
autres au travers de la forêt des landes puis cette
immense dune que l'on monte en s'agripant puis l'on
survole la forêt et l'on redescends vers une plage
infinie à l'horizontale et vide à la verticale, on se
baigne nu dans l'océan sauf toi mais tu me tiens la main
et c'est déjà un miracle. j'avais 19 ans.
Elle disait que les pigeons étaient des rats avec des ailles et je croyais sa citation. cela c'est fini car j'étais omnubilé par le fléchissement de la croissance des indices conjoncturels. sur les rives, je vois leurs mythes prendre le large, j'attends la suite de l'épisode sur les prochains étages. c'est un sillon ou une tranchée selon les époques, des camps ou des communautés selon les gouverneurs, toi ou moi selon la loi. socrates était perdu avant la chasse mais il y a suffisament de révisionnistes. j'irai m'assoire sur un banc, guetter les paires de chaussures acceptables, baisser les standards, s'ils subsistent en dépit, score nul donc pas d'esprit, revenir le même jour la même heure une semaine plus tard et se retrouver seul a coder contre un mur de convention spectrales qui construisent des automates rentiers suspendus aux mesures qui prennent les tramways, des sapins au rebord du lac, seul par défauts. la substance en inertie, avant le choix des protocoles, ne diffuse que quelques bribes, en position de combat milicien minoritaire. a scruter la ligne de poudre, je perds le focus. |