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  Elles ont toutes raison, les victimes, je n'ai pas de dynamite, en partance pour cet extrème, je traine sur les quais, solitude normale. Les combles des catacombes justifient l'espoir qui est atteint d'un cancer terminal idéologique: il n'y a personne pour moi. Un récif en plein désert, à moins que cela ne soit la tundra, je n'ai jamais su. Les espaces entre le rochers de la falaise justifient le fait que je suis inutile ici et qu'au fond je ne suis là pour personne en particulier ni en général. Le minéral, l'unilatéral et le digital ont tous échoué. J'en ai assez d'être seul mais ce doit être dans mon bios.

Je suis dans la steppe sans horloge ni calendrier car ce serait petit bourgeois et déiste. Tu me décrête la péninsule comme circonscription d'exercice. Tout cela ne rime à rien car je suis seul sous cet ample costume climatique binaire que revètent ces contrées sous peine que l'on n'ait rien d'autre à faire que d'ouvrir des fenêtres sur les côtes intérieures. Sur mon ordre de mission je dois rencontrer quelqu'une, je tiens ces quelques mots pliés dans ma poche comme un talisman d'une autre secte interdite. Par collusion avec de jeunnes terroristes dignes d'exister pour agir, nous discutons des moyens de remettre en route la vie post révolutionnaire dont on rêve en secret et renie en public.


Oppuscule du néant, j'avance à petits pas près du réacteur, c'est une orgie nucléaire, un néfaste refuge pour ceux qui ne sont pas admis car ils n'ont jamais appris à demander. L'expiration de mes souvenirs, je n'y suis pour rien vu de loin sur la digue qui émerge de la dune. Je suis malade sous chimie et j'attends qu'elle vienne, je ne sais pas encore qui, il parrait que cela ne se calcule pas, paradigme hors de mon spectre, je ne suis pas là pour me plaindre mais pour lancer une bouée de sauvetage à partir d'un sous-marin nihiliste privé de radar par déplacement des crédits vers la cocaine du peuple, la société du spectacle, le nihilisme inconscient.

 

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