| ils parlent
tous de surf mais ils n'étaient pas là quand on attendait
vraiment les vagues. 1995, sur un nodem a 14.4, avec
Olivier, sous Mosaic. je me demande tellement pourquoi j'ai
commencé que j'en viens à sentir que c'est fini. mes
nouvelles stratégies visent à réduire les statistiques, in
fine, car j'en ai marre de ces types qui se branlent sur
leur nombre de hits. quand je dis que Yahoo est le meilleur
site qui soit, tout le monde croit que c'est une blague.
chaque pixel, chaque mot, je me sens comme si c'était le
dernier, une proximité avec la mort incandescente dont les
fummées m'asphyxient. au someil je demande toujours si je
vais me réveiller. je me demande la réclusion, l'abstinance
par état de fait. pas de victimes, juste des spectateurs
sur le bord du rocher saillant sanglant par avance du
désastre existentiel. envie de partir. pas envie
d'expliquer. n'ai jamais eut de motifs. erreur de calcul de
trajectoire de cible. je préfère la nuit car il y est
apradoxallement plus normal d'être seul. j'ai fermé la
porte et l'oeil du jour où l'on voudra de moi pour de
mauvais. |
avant je
voulais de l'interactif mais rien n'est venu. maintenant
j'aime parler dans le vide et dès que ce vide prend un
visage autre que le log de mon serveur je panique. ce
pourait être la base d'une psychothérapie mais je ne vois
plus pourquoi. je n'ai pas de motifs. personne ne
m'attends. je ne produits rien. je navigue en mer baltique
dans un radeau brise glace qui prendrai feu devant un
mirroir. j'ai la banquise et je rêve du desert. à chaque
fois que je vais le voir il me demande si je vais bien et
en allant chez lui je prépare ma réponse, un petit rituel.
quand on y va il me dit qu'il trouve que je vais bien et il
attend que je fasse la suite. quand je le vois ou l'entends
il me demande mais je sais qu'il ne veut pas que je
réponde. trois situations sans produit, dissolution. je
n'en parle à personne. ce soir je suis le clown chimique,
je prends les devants, je ne veux pas de demain. hier me
dégoute. aujourd'hui est vide. le clown chimique qui
dépasse la dose prescrite car il est le mur dans lequel il
a tant fonçé qu'il pourait en tomber fatalement sans
notification. il n'y a pas de marché pour cela. |
le spectre me
suis partout. il fait nuit depuis longtemps et même comme
je vois le jour poindre je ferme la fenêtre sur l'hiver et
les rideau sur les néons. j'arrive à penser à des trucs
mais je n'imagine plus rien. je ne me souviens pas du
dernier sourire libre et gratuit que l'on m'ai fait. le
pire c'est qu'il n'y a pas de douleur, que tout est normal,
justifié, c'est l'ordre des choses. impériale est la fin
des moyens. samedi soir détergent, sort de ligne, fumer
plus, instant z+1, appels dans le vide, hors jeux, marquage
abstrait, je fuis, ne pas tourner la tête, être un homme,
ne pas avoir peur des groupes, ne pas avoir pour amis des
robots, parler, sortir, se laver, changer ses vètements,
dormir la nuit. une injection dehors sur les plaintes en
vue des miradors celestes, le culte de la culture grasse de
printemps, c'est gratuit mais vous payez autrement.
chercher de ferme en ferme, des maison sombres, chaque
nuit, je ne réalise pas, cette veste, ce faux col, ce sang
sec sur la pelouse, ce linge au vent sur la terrasse, ils
sont passés par là, pas plus tard que le jour de ce
rendez-vous manqué avec l'histoire. |
| réveil de trente heures de
someil, suis dans le brouillard. me dire que je n'ai fait
que dormir me rassure un peut. j'avais peur que ce soit un
nouvel épisode de veille ne gravant rien dans ma mémoire.
pas de promotion sur les accès aux rêves des autres, pas de
traces du signal que vous sentez tous donc pas d'expertise.
je faisais du ski nautique même si maintenant cela n'a plus
vraiment de sens si cela en avait à l'époque. un simple
décompte hexadécimal serait une preuve suffisante mais
c'est sur un serveur donc la charge que cela produirait ne
serait pas admissible ici, ailleurs, justice binaire,
spectre chimique sous traites analogiques. j'attendais un
bus qui n'est pas venu, qui a tourné autour de cette place
où des gens font la fête, un bus plein à craquer sous le
soleil et moi dans le brouillard, ejection instant rivage
perdu sous les lampes, bienvenu aux numéros impairs. ce
sont des stigmates difficilles à porter sous ce slattitudes
celestes et insolentes. l'atlantique commence ici. |
je m'en souviens comme si
c'était hier, c'était dans un supermarché en belgique, ce
morceau qui sort des hauts parleurs du plafond de ce bas
commerce. je suis parti mais maintenant j'ai le morceau
pour moi quand j'en ai envie de regénérer et déformer ce
souvenirs, les filles qu'il y avait, ce que je faisais, ce
à quoi je ressemblais. maintenant il ne doit rester de
l'original mais je peux toujours faire ces petites
experiences dans mon coin solitaire. c'est nul, un démineur
pendant des heures durant défillent mais je ne bouge pas
d'un iota, en heures par minutes, pain de pierre, demain
fait noir sous les arbres du parc, entre le terrain de
football et la route d'accès, le filet, le boomerang, le
reflet de son filet argenté, les kilos par paquets, benway,
lisa, même combat. culture des anges en revers, tout file
entre mes doigts, comme du sable, poussière, cendres, dans
le prochain épisode, la nouvelle version, le futur
gratuit. |
c'est parti ca vient sur ses
pas, filligrame intestin chargé en nappes de plomb
comestible comme des juntes militaires encadrées de betail
humain en cohortes de musiciens de jazz. ils l'ont voulu
gratuit, c'est maintenant, ménage pedestre contre les
voutes subbalternes en tranchées de la plus petite des
guerres. vingt et un, une chemise de profil comme un
mouchour satellitaire de la milice monétaire, sombres
granges geométriques, tu ne peux pas le suivre, leurs
montagnes sont trop fortes, leurs vents sont solides, leur
moyens binaires. je n'ai pas peur des vecteurs, la matrice
peut prendre, c'est juste que cela fait muzzak mais bien
traité ce peut être correct. changé dix fois d'avis et
oublié de me mettre en sujet, le dégel ruminé des vasques
limpides à temps perdu aux objets trouvés. ne pas y aller,
éviter ce square où j'ai été plus fort après avoir fait le
tour du paté de maison. feu vert, un regard est une
concession, priorité, les femmes et le senfants d'abord, il
n'y a pas de chef ici, l'océan sombre seul. |