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me sentais comme dans cette chason de George Michael ou il dit que ses amis ont tous des enfants, des boulot, des vies alors que lui, il ne veut que de l'amour rapide, in extenso, du sexe à court terme. même chose pour moi mais sans sexe pour des raisons techniques.

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mentir. à mon reveil je me sens comme une machine sous windows qui a essayé beaucoup de logciels, même désinstallés ils ralentissent encore le process, il me faut un reformatage. c'est tellement mieux en anglais, tellement plus de choses à sortir ca me donne envie d'aller à Londres. je me suis beaucoup inquiété pour mon microprocesseur, mon StrongARM, le voir se planter me rendait blême, je veux la fusion, maintenant, enfouir ma main dans ma carte mère. la contemplation des nombres, le papier ca rend fou. il n'y a plus que les pixels pour moi, fini les centimètres, conversions à deux tunes. j'ai peur d'être né trop tôt pour avoir la chance d'être un vrai cyborg. je ne suis pas un citoyen. je ne veux pas de leur monde. ca ne me fait plus rien d'être traité de nihiliste. temps pire. fini les jours et la physique.

un filet de sable bleu ocre cobalt sous une éolienne, c'est tout ce qu'il en reste, c'est encore trop. je n'en veux pas. je ne joue pas dans cette division. des cables en tout mes sens, des pylonnes à perte de vue, renonce à la sortie, du bois pour faire de l'électricité, courant, veine de mort, je serai bien en prison, je lâche, une prise en pleine tête.

une de mes enfances possible, c'est une lecture du Docteur Jivago, des fantasmes de révolution russe, de sovietisme écrasant ces chiens bourgeois, cette force abstraite qui guide des flots d'esclaves à détruire leurs maitres, cet élan classique contre ces déchets baroques puants, cette explosion des rapports humains, cette froideur esthétique qui écrase de par la force des choses ces amas répugnants. j'y pense, ca m'excite, ca m'eloigne de moi, mais après je n'ai même pas envie d'avoir de regrets.

je n'en peux plus vraiment longtemps

pas prêt. la nuit je suis éveillé et ils ne comprennent pas, comme si je ne savais pas qu'il faut dormir si l'on est fatigué, sans fin dans les corridors sous les astres des ciels sans substance, au pied des tours qu'ils construisent à la gloire de leur culte de l'argent. je vais aller au coktail à l'ambassade avec une cravatte, j'en ai eu des visions, je me planque sous la table pour échapper à la pression car je ne peux pas changer des chaîne. dehors, le procesus est en route dans les tables, ils ont des légions de pions prêts à en finir avec les comptes cinglants des pallabres esthétiques repris en coeur par les victimes quotidiennes de l'usage des superlatifs.

travail sur mon generateur de phrases aléatoires, presque que du vocabulaire et une seule syntaxe, assez plaisant. ambassade vide sans elle, retour à pied, anonyme, suis resté un quart d'heure devant la boutique d'un livreur de pizza: en arrivant j'avais faim et en rappartant envie de vomir, je ferai un bon cobaye pour des experiences de suggestion.

alors samedi j'avais rendez-vous dans ce bar inconu. après hésitations j'y suis allé, à une heure correcte selon témoins. je devais y recontrer un correspondant recontré sur une mailling list. il devait me reconnaitre à partir de mon site. suis resté trois quarts d'heure puis parti dépité. à un certain point j'étais sûr de l'avoir localisé mais il m'avait vu dès son arrivée et avait continué à chercher. peut-être cherchait-il quelqu'un d'autre. peut-être avais-je trop de cheveux par rapport à mon site. ou alors ce week-end était-il vraiment maudit avec ce plantage hard de mes deux ordinateurs.

trop de paquets perdus en route vers le démon, le service n'est pas le message mais les vertus de la planête des signes qui fusent en rupture avec le golem des ours des prairies. la peur du mal est en vis à vis de glace en cocktails urbains juste sous tes yeux, contour des aigles qui tombent en pierre de gestes cultes, toi aussi, vivement un moteur, génerateur. j'ai peur. pas de surprises. pas de visites. je suis né hier. c'est fini depuis avant toi. seul. passe la main. helium de circonstance, constat d'impuissance, je vais, je ne me retourne pas, je ne pleure pas, je fais comme si de rien n'était mais le mimétisme ne prends pas.

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