

| C'est un sanctuaire ouvert, végétal sinon minéral, comme si je n'avais pas vu tous ces nuages et astres et traitements de craie sur fond bleu morbide, je te laisse choir dans les axtenssions vibrantes des épais flux chromatiques que j'appréciais alors. Un visage oublié sur l'instant, une réplique comme il m'en vient peu depuis le rideau, ce n'était pas tant la cave que j'essayais de vider, inexhorablement estompé par le soleil, fri à l'huille lénitive mais je suis un chien des plaines qui attends son tour au creux des collines, la fuite par le vide, la terre de la cave, les mains neuves et usées. La manière dont j'attire la compassion lors de mes rares confrontations, c'est le passage du minéral au métal, la sortie des mémoires non par l'oubli mais la négligeance. Ainsi c'est une de plus qui passe sous les rails, quelques nappes d'espoir à consumer lentement en vue du regard niais des idôles. Pour continuer à perdre le temps, je constate qu'il y a du sable, puis des graviers, des hallebardes obliques sous les pelles sur les chantiers des nouvelles portes qui conssument la frontière, regards vitreux et opaques. Je t'attends encore. Le long des lignes, brisées sur le fil, sous leur vote stable, je creuse sous terre des annales, je suis plus vieux en quelques instants sans rien faire, les astres qui vrillent dans mes oreilles mais demain il ne sera plus trop tard à l'ombre des missiles, sous le poids des tracts annotés. Ils en parlent mais je n'en veux pas de leur pain de pêcheurs, de leur messe du grand capital et j'étais réveillé avant qu'ils aillent se coucher. |