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journee portes ouvertes

Ils m'ont emmené de force ailleurs, loin des machines, loin des murs de la ville, un continent qui me serait devenu personnellement nul, je loin de moi. Ils ont essayé de me noyer avec leurs histoires, leur geographie, mais déjà ils ne pouvaient plus grand chose. A l'affiche ma tête des mauvais jours, comme maintenant tous les jours dans la part du futur que j'envisageais sans oser savoir ou deviner. J'aurai pu pleurer mais c'etait sec et le concept d'un fluide me dégoutait. Là aussi j'etais parti mais sans train, sans voiture, sans vitesse, sans mots, sans drogues. d'un nihilisme à l'autre je les avais quittés. C'etait nul, maladif, mais au moins je les avais detruits alors que je n'ose plus rien. J'ai choisi d'être une victime. J'ai choisi d'être un esclave sans escale dans un coin sans lumiere. je ne voulais rien alors je suis parti pour le néant. Pourquoi à ce moment précis ? Je n'en

pourquoi ce moment precis

pouvais plus. Ouvrir la bouche en était trop alors parler, expliquer, voire crier pour me faire entendre, c'etait impossible. Il y avait dû y avoir des seuils précédement où j'aurais pu réagir ou au moins agir ? Je me suis demandé mais alors je me suis mis à remonter vers la source de cette situation, mais ma mémoire n'y a pas suffit. Trop loin, trop profond, rien de valide. Ca n'etait pas une periode mais un bloc initial et éternel pour moi. C'est donc un pas radical ? J'y ai cru quelques secondes mais alors je me suis rendu compte que ce n'était encore qu'un acte de lâcheté comme il en avait eu des tonnes auparavant. une corde usée devenue tré fine mais qui n'a pas pour autant rompu. C'est comme si j'avais décidé de ne plus la voir, comme si ma laisse n'etait plus là. En fait j'etais toujours dans cette campagne de mort. Et ce someil ? J'avais eu beaucoup de mal

campagne de mort

à m'endormir. C'est quelque chose de récurent chez moi: à l'heure dite, je me mets à chercher à localiser l'instant où je bascule dans le someil. j'attends quelque chose qui va venir car je suis fatigué mais cette observation stimule mon cerveau, ce qui a pour conséquence d'éloigner l'instant où je plonge dans le someil. C'est comme le calcul des aiguilles d'une horloge qui se rattrapent. J'avais donc eut cette dialectique usuelle la veille au soir, et le lendemain, je me mettais à essayer de reconstituer cet instant passé où j'observais mon attente du someil tout en la fabricant. j'ai eut la sensation que cette recherche d'une occurence antérieure conduisait à me rendre plus fatigué, ce matin là, après cette nuit là, comme si je remontais rétroactivement au stimuli du principe générateur de mon non someil. C'est trop chiant, plus personne ne lit. en fait il ne s'est

trop chiant, personne ne lit

rien passé ? Non. j'ai plié l'échine, je suis allé me faire chier dans leur maison de campagne qui ne me dit rien du tout, je n'ai rien dit, je ne me suis pas plaint, j'ai montré que je n'étais pas content d'être là, ils s'en sont rendus compte et eux aussi n'ont rien dit. c'etait l'habituel face à face d'hypocrites. Qu'aurai fait le docteur Benway ? Il m'aurait fait interné, m'aurait administré des médicaments contre-itératifs (essayez avec des somnifères et du café bien fort, c'est trés ludique pour les nazes comme moi). je parle souvent de lui mais ce n'est qu'un de mes fantasmes. Pourquoi tous ces personnages ? Pourquoi cette constante rumination ? Je suis faible, ils sont forts. C'est une vue de l'esprit. Je ne produis rien d'autre. Ce texte va faire tâche parmi les autres. Non, il sera noyé, écrasé par la masse. Avec une mise en page et une ponctuation adaptée ce serait un

avec une mise en page

dialogue mais ce n'est que moi contre moi, et je suis moniste par idéologie alors rien ne sort, rien n'est produit. Quelques bits sont déplacé, c'est tout et c'est toute ma vie actuellement et c'est déjà beaucoup. C'est tout ce que je sais faire. Je ne laisse que des ruinnes derrière moi. Ils ont du travail, ils produisent, ils existent. Moi je déplace lentement et modestement quelques bits. Ils prennent des vacances, je me déporte momentanément. Il y a des maître et des esclaves. On ne choisit pas son camp. Le pipage des dés c'est l'huille du moteur global, son essence même. Ils sont normallement exhorbitants de moi. J'ai choisi de me soumettre, de n'être qu'un passager. Je ne les enrichi même pas :: Je suis un escalve par destination :: Je n'attends rien, ma frontière est une protection, mon délire ma construction fondamentale. Encore quelques jours et

encore quelques jours et je

je serai toujour là, hors champ, lumières éteintes à attendre que cela vienne après avoir avalé des armes chimiques, des preuves de leur domination, cette lutte des classes dont je n'ose pas parler car il ne faut pas. Si tu dérappe ils te chient dessus, ils crachent de la lave qui se glace à ton contact. Je ne me prends plus, ni même au serieux, pour que la gratuité tienne, il faudra des années pour battre ce record, traquer les idées dans leurs salles d'attente, cela ne suffira pas. La sauvegarde est sur le serveur, je me suis surpris à le dire hors contexte, mais la resurection est là, la salvation, les cannons des annonces, les liens des chiens, du sable pour leur littière. C'est une question d'échelle, trop de niveaux. Cette selection, j'ai eut un songe, ce ne sera pas moi, je ne trainerai pas ici. Avec tout le temps qu'ils me laissent, je ne les écoute même plus, par vagues, temps

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